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 Témoignage client
Observatoire du stress : l’expérience de CHEVRON ORONITE
Anne-Marie Eugène-Mourre est médecin du travail chez Chevron Oronite,
Fabricant d’additifs pour huiles moteur au Havre
Avec son équipe médicale, elle pilote depuis 2005 un observatoire du stress assurant la surveillance médicale de l’ensemble des salariés du site.
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- Une entreprise industrielle de 600 salariés
dont la politique de prévention-santé
intègre la question du stress au travail,
c’est plutôt rare. Pourquoi ce choix ?
La prévention du stress est un engagement de
notre direction, qui a bien compris que physiologie
et psychologie étaient indissociables. Sachant
que les problèmes de stress peuvent déboucher
sur de vraies troubles de santé, il est
en effet plus qu’utile d’évaluer le mal-être des
salariés, quand il existe, et d’en identifier les
causes. Si cette prise de conscience existait
depuis plusieurs années dans l’entreprise, les
outils manquaient pour nous permettre d’analyser
avec précision la situation psychologique.
Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
- Quelle méthodologie suivez-vous pour
mesurer le stress des salariés ?
Nous nous appuyons beaucoup sur l’utilisation
du logiciel d’observatoire du stress StressLab®
dans le cadre des visites de la médecine du travail.
Concrètement, nous proposons aux salariés
de répondre à un questionnaire informatique
inviduel, qui permet de mesurer le niveau
et les conséquences de leur stress. C’est une
démarche fructueuse à plusieurs titres : d’abord,
parce qu’elle suscite l’adhésion des personnels
concernées et ensuite, parce qu’elle débouche
sur une série d’indicateurs objectifs. C’est une
base de travail inestimable pour dresser un état
des lieux affiné du stress au travail, qu’il soit individuel
et collectif.
- Quels enseignements en avez-vous tirés ?
Ce n’est pas facile de parler de ses problèmes psychologiques.
Or le fait de passer par un logiciel permet
de lever des barrières. Dans l’entretien qui suit
le questionnaire, la parole est facilitée et la confiance
accrue entre le salarié et le médecin du travail. Hors
visite, des employés nous sollicitent même désormais
pour utiliser le logiciel et faire un point ponctuel
sur leur état de forme psychologique. Surtout,
le diagnostic est le point de départ, si nécessaire,
d’une démarche curative pour le salarié en souffrance.
C’est un énorme progrès !
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